Roger
Caratini.
Attila.
Paris: Hachette
Littératures, 2000.
284pp.
Paperback, ISBN
2012355161.
Publisher's
recommended price 120FF
'Fléau
de
Dieu', 'Antéchrist', l'image occidentale d'Attila est
très
négative. Elle a été en fait entièrement
fabriquée
par deux ou trois historiens latins qui la dessinèrent cinquante
ou cent ans après sa mort, et par les chroniqueurs
ecclésiastiques
du Haut Moyen Age. Roger Caratini montre l'inexactitude de cette image
et reconstitue la personnalité et l'histoire d'Attila
grâce
à une critique trés serrée des textes classiques
et
une analyse minutieuse des sources.
Attila
fut un
Barbare, mais un Barbare éduqué, cultivé, qui a
fait
de son peuple à peine sorti du nomadisme une nation et qui a
tenté
de l'imposer comme tel, autant par la force que par la
négociation,
à Constantinople d'abord, dont l'empereur, Théodose II,
dut
s'incliner devant lui, puis en Occident où ses armés
furent
deux fois vaincues: en 451, dans les plaines de Champagne, par la
géniale
stratégie de son ex-ami Aétius, et, en 452, dans la
plaine
du Pô... par la dysenterie, plus que par les prières du
pape
Léon le Grand.
Attila
mourut
lors d'une dernière nuit de noce, en 453, laissant
derrière
lui un embryon d'empire qui se déchiqueta, et parmi les peuples
qui le suiverent, en Hongrie comme en Ukraine, le souvenir d'un
demi-dieu.
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